Refroidissement durable avec de l’eau comme réfrigérant

6 moins lire - publié le mai 18, 2021

« Les installateurs sont encore un rien circonspects en ce qui concerne le refroidissement adiabatique », explique Kor Foekens, directeur commercial chez Oxycom. « On a peur de ce que l’on ne connaît pas. Souvent, les gens ne sont pas suffisamment familiarisés avec le système et ne savent pas trop bien pour quelles applications il est adapté. Il règne également certaines idées préconçues sur le refroidissement adiabatique. Les gens pensent que l’on crée un climat intérieur subtropical qui n’est ni durable ni hygiénique et qui est susceptible de provoquer des infections à Legionella. En outre, ils pensent que le refroidissement adiabatique est coûteux et complexe, et qu’il n’est pas efficace dans un climat humide. Nous voulons expliquer qu’en fait, il n’en est absolument rien. »

Le refroidissement adiabatique est un refroidissement par évaporation. « En évaporant l’eau, l’air est refroidi », explique Foekens. « C’est une méthode de refroidissement simple qui existe depuis des siècles, nombreux sont les installateurs qui ne connaissent pas les nouvelles techniques de refroidissement adiabatique. Aujourd’hui, nous cherchons des moyens innovants de réduire l’empreinte carbone des technologies de refroidissement conventionnelles. »

Oxycom a développé une nouvelle technologie de refroidissement adiabatique qui permet d’économiser jusqu’à 90% de la consommation d’énergie et des émissions de CO2. Un inconvénient de l’ancienne technique de refroidissement adiabatique, qui n’avait pas toujours une image positive, résidait dans l’humidité de l’air. La nouvelle technologie d’évaporation indirecte/directe d’Oxycom, l’IntrCooll, permet un refroidissement plus en profondeur jusqu’à 7°C et réduit l’humidité à maximum 60 %. « L’évaporation d’eau à une vitesse de 1 L/h génère ainsi jusqu’à pas moins de 695 W de puissance frigorifique de sorte que notre technologie est on ne peut plus efficace. Elle permet de réaliser des économies d'énergie et de CO2 d’environ 90 % par rapport aux climatiseurs classiques », dixit Foekens.

« Une autre application dans laquelle cette énorme capacité de refroidissement de l’eau d’évaporation prend tout son sens est le PreCooll. En raison de la hausse des températures, la capacité de refroidissement des systèmes de réfrigération existants devient soudainement insuffisante, ce qui entraîne notamment des pannes et la perte de précieuses denrées alimentaires. Le PreCooll est placé devant les condenseurs existants et refroidit l’air jusqu’à 16°C aux Pays-Bas et jusqu’à 25°C dans des régions plus chaudes. La consommation d’énergie est réduite jusqu’à 40 % et la capacité de refroidissement peut être augmentée jusqu’à 20 %. Conjointement avec les installateurs de chaînes de supermarchés, les systèmes PreCooll sont installés dans les systèmes de refroidissement existants de supermarchés. En outre, ces systèmes sont également installés dans des centres de données, gros consommateurs d’énergie, afin de réduire leur facture énergétique. »

« L’évaporation d’eau à une vitesse de 1 L/h génère ainsi jusqu’à pas moins de 695 W de puissance frigorifique de sorte que notre technologie est on ne peut plus efficace. Elle permet de réaliser des économies d’énergie et de CO2 d’environ 90 % par rapport aux climatiseurs classiques. »


Pas de gouttes

« Nous n’avons aucun problème d’infection à legionella », affirme Foekens. « Les légionelles sont présentes dans les aérosols, mais avec nos systèmes, aucun aérosol n’est libéré. L’eau s’évapore de la surface de notre échangeur de chaleur. Des gouttelettes ne se libèrent tout simplement pas et des aérosols ne se propagent pas via le flux d’air. »

Hygiénique

« La technologie Hydro-Chill Fin, brevetée à l’échelle mondiale, repose sur une base en aluminium, qui possède un revêtement absorbant l’eau et incorporant des ions d’argent pour empêcher une éventuelle croissance bactérienne », explique Foekens. « Les systèmes de contrôle garantissent qu’une fois par jour, la surface d’évaporation s’assèche. Toute croissance bactérienne éventuelle est ainsi stoppée une fois de plus. De plus, la matière Hydro-Chill Fin est certifiée hygiénique selon la norme VDI 6022. » Les filtres IntrCooll G4, M5 ou F7 sont également placés devant l’entrée d’air.

« Les légionelles sont présentes dans les aérosols, mais avec nos systèmes, aucun aérosol n’est libéré. L’eau s’évapore de la surface de notre échangeur de chaleur. »

Refroidissement à deux étages

Le refroidissement de bâtiments et de halls de production acquiert une importance qui va sans cesse croissante. Les étés sont de plus en plus longs et chauds. « Quand il fait chaud dans l’environnement de travail, les gens en sont affectés », explique Foekens. « La productivité baisse et les employés commencent à faire des erreurs. Lorsque la température et l’humidité sont bonnes, il fait plus agréable travailler. Dans le centre de distribution de 5.800 m² de Jumbo pour les achats en ligne à Raalte, la température ne doit pas dépasser 25 °C. Des denrées alimentaires y sont stockées, notamment du chocolat. Ce produit est extrêmement sensible à la température. »

Auparavant, les employés devaient déplacer le chocolat dans un endroit plus frais lorsque la température extérieure augmentait. Grâce au refroidissement adiabatique indirect d’Oxycom, la température intérieure n’a pas dépassé 24°C l’été dernier, alors que la température extérieure avait grimpé à 38°C. Jumbo Raalte est enthousiaste et va installer quatre autres systèmes IntrCooll Plus. Cet été, l’accent a essentiellement été mis sur les denrées alimentaires. Il est maintenant temps de créer un climat agréable pour les personnes travaillant dans les sas d’étanchéité. Sous peu, neuf systèmes IntrCooll seront également installés dans le centre de distribution de Bois-le-Duc.

« Nous entendons souvent les gens dire après seulement une demi-heure : enfin une température normale pour travailler. »

Ventilation en hiver

Chez Canon à Venlo, 6 modules IntrCooll Plus et 16 modules de ventilation sont installés sur le toit. « Il existe également un module Heat Reclaim, » explique Foekens. Ce module permet d’également ventiler en hiver. Dans les halls de Canon, la température intérieure dépassait autrefois 40°C en été, mais, à quelques exceptions près, elle atteint désormais 25°C les jours les plus chauds de l’année. Les employés, initialement sceptiques, accueillent désormais favorablement le système. Ils ont immédiatement remarqué la différence. L’environnement de travail est désormais beaucoup plus agréable. Nous entendons souvent les gens dire après seulement une demi-heure : enfin une température normale pour travailler. » Les bâtiments de Jumbo et de Canon sont mal isolés. « Si l’on y installe un système de climatisation, le coût va être exorbitant », déclare Foekens. « Si nous regardons maintenant ce que ces deux entreprises consomment actuellement en énergie, elles répondent déjà aux exigences de refroidissement de l’Accord de Paris sur le climat 2050. »

Récupération de l’investissement

L’entreprise allemande Sinnack Backspezialitäten est un gros client qui utilise l’IntrCooll pour le refroidissement de processus. « Lorsque le pain cuit refroidit, nous introduisons un peu d’humidité dans l’air », explique Foekens. « Cela empêche la croûte de durcir exagérément car avec une croûte dure, l’emballage se déchire plus facilement. C’est pourquoi, auparavant, Sinnack emballait le pain dans un film plus épais. Avec notre système, la croûte reste plus tendre et il est possible de travailler avec un film plus fin, ce qui est moins onéreux. Sinnack a pu récupérer le coût d’achat de nos systèmes en un an. Sinnack économise également 90 % de sa consommation d’énergie. »

La force de l’eau

L’IntrCooll a remporté l’Energy Globe Award 2020. « Notre partenaire, Infranorm Technology, en Autriche, a remporté le prix de l’énergie avec la technologie de refroidissement d’Oxycom », explique Foekens. « Infranorm a démontré comment l’IntrCooll a refroidi un hall de 2.100 m² de Kiefel Packaging moyennant 87 % d’économies d’énergie et d’émissions de CO2. Et ce, uniquement avec la force de l’eau. Des réfrigérants chimiques ne sont plus nécessaires. »

Soutien et encadrement

« Nous travaillons toujours avec l’installateur (interne) que nous soutenons autant que possible », souligne Foekens. « Tous les installateurs ne sont pas en mesure de procéder eux-mêmes aux calculs de chaleur. Oxycom a développé un outil de calcul à cet effet. Toutes les valeurs disponibles sont saisies et, sur la base des données de température des années précédentes, nous pouvons extrapoler l’efficacité du système. Le calcul détermine le nombre de systèmes nécessaires pour obtenir un climat optimal. Conjointement avec l’installateur, nous informons le client du résultat escompté. L’installateur place les produits et, ensemble, nous mettons le système en service. L’installateur se charge de l’entretien annuel. Oxycom est synonyme d’innovation, de qualité et de durabilité. Depuis notre site de production, nous livrons directement à l’installateur. »

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publié le mai 18, 2021

Roos Reinders

"Increasing the visibility of Oxycom online makes me feel good because our products reduce the global ecological footprint."

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